Il nous faut environ quatre heures pour atteindre la « Croix du Sud ». De là, nous progressons rapidement jusqu’au terminus de la dernière pointe, non sans avoir inspecté les plafonds à la recherche d’une éventuelle jonction avec la « Galerie des Étoiles filantes ». Malheureusement, rien d’évident ne se révèle, malgré la proximité apparente de cette galerie.
La progression dans le méandre est aisée. Une succession de gours fossiles confirme que nous nous dirigeons vers l’aval, parallèlement à la "Voie lactée". Quelques imposants piliers divisent par endroits la galerie qui, par ailleurs, conserve des dimensions confortables d’environ deux mètres de large pour trois à quatre mètres de hauteur. Localement, des zones plus concrétionnées témoignent d’anciennes arrivées d’eau mais, de manière générale, la galerie demeure remarquablement sèche.
Plusieurs départs non topographiés se dessinent de part et d’autre du méandre, certains bouclant une dizaine de mètres plus loin avec la galerie principale. Le plus prometteur jonctionne en rive droite, au pied d’un petit ressaut concrétionné. Pourrait-il s’agir d’un ancien drain en provenance des environs de la Baume du Risoux ? À vérifier lors d’une prochaine expé !
Nous nous arrêtons après 280 m de topo pour regagner notre bivouac, avant de ressortir tranquillement le lendemain matin. Ce fut une belle dernière première pour 2025…
n.b. Le bivouac du Dragon permet certes une expé légère et pas trop fatigante, cette variante réduit notablement le temps disponible pour l’explo. Bien que moins confortable, nous opterons la prochaine fois pour un bivouac à la Croix du Sud avant d’envisager une éventuelle relocalisation dans Andromède.